Terminale ES
Terminale L
Terminale S
Terminale Technologique
La religion
Le langage
Le travail et la technique
L’art
L’histoire
L’Etat
La justice et le droit
La société
La matière et l’esprit
La vérité
Le vivant
L’interprétation
Théorie et expérience
Autrui
La conscience et l’inconscient
La perception
Le désir
L’existence et le temps

Annales 2008 - Peut-on aimer une oeuvre d’art sans la comprendre ? - Extrait du corrigé
[...] Au travers de cet exemple se pose la question de ce qui fonde l’amour des oeuvres d’art. Il semble surprenant de supposer qu’une oeuvre d’art requiert une analyse de sa signification pour être appréciée, puisque l’art est d’abord inscrit dans un rapport sensible, au sens où il s’agit de la mise en oeuvre d’une représentation visuelle ou sonore destinée à être perçue. Néanmoins, la question de la réception sensible de la part du spectateur montre, à l’inverse, qu’un pur rapport sensoriel à l’oeuvre n’existe jamais isolément, dans la mesure où tout spectateur est un être conscient, qui a pour propriété essentielle d’interpréter ce qui se donne à lui, et d’en fournir ainsi une traduction rationnelle. Autrement dit, si l’homme est un animal rationnel, dont l’existence est consciente, toutes les choses qu’il est amené à vivre font l’objet d’une compréhension, et il serait impossible de dire que le rapport à l’oeuvre d’art fait exception. Le problème qui se pose est alors celui de savoir si l’amour de l’art dépend de cette compréhension intellectuelle, ou si la compréhension de l’oeuvre ne fait que traduire un rapport immédiat de plaisir, qui se fonde proprement sur le rapport sensible à l’oeuvre. Bref, quel rôle joue l’interprétation rationnelle du sens dans l’amour de l’oeuvre ? [...suite]
